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Retours sur Vézelay 2017

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Homélie pour le pèlerinage à Vézelay des routiers

Se laisser transformer par l’Esprit de Dieu. Homélie aux Routiers

Chers frères,

Le thème de notre pèlerinage nous rappelle que nous sommes des héritiers ! Ceux et celles qui nous ont précédés nous ont transmis leur foi, leur espérance et leur charité. Ils ont écrit, en versant leur sang et en donnant leur vie, les plus belles pages de l’histoire de l’Église. Mon seul désir, aujourd’hui, est que vous leur ressembliez, que vous soyez des saints, à la suite de sainte Marie Madeleine et saint Pierre, de saint Irénée et saint Martin, de sainte Geneviève, de sainte Jeanne d’Arc, de saint Augustin et de saint François ; Ils ont tous en commun d’avoir lu la première lecture d’aujourd’hui et de l’avoir mise en pratique. Pour être fils de la chrétienté, mes amis il suffit d’être fils de Dieu et de l’être pleinement. Aujourd’hui, dans la liturgie, le Seigneur nous fait le cadeau de nous livrer le secret de la sainteté : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu ! » Dans une seule phrase de la sainte Ecriture est contenu tout ce qu’il faut faire pour être un saint. Personne ne vous demande de reproduire l’exemple de ceux qui vous ont précédés. Le seul qu’il faut imiter, dans le fond, c’est Jésus qui se donne à nous par son Esprit Saint. Chaque saint est absolument unique. De même, chacun d’entre vous est un trésor unique et précieux pour l’Église. Si un seul d’entre vous refuse d’être un saint, refuse d’accomplir sa vocation, l’Eglise ne pourra pas s’en remettre et je dis cela très sérieusement. Si vous vous laissez faire par l’Esprit, si vous vous laissez guider par lui, alors il va faire de votre vie quelque chose d’absolument unique et impossible à reproduire. Vous vous imaginez peut-être que ce que je vous propose ressemble à la perfection, que je vous demande d’être parfaits, et peut être, avez-vous en tête la phrase de Jésus : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », et au moment où vous prenez conscience de ce que signifie cette phrase, si vous êtes normaux, vous pensez que c’est déjà foutu, que vous avez déjà raté le coche, à cause de vos imperfections, de vos blessures, de vos péchés. Mais le Seigneur ne vous demande pas d’être parfaits au sens d’un modèle à atteindre, au sens d’une pureté à préserver, au sens d’une élite à laquelle il faudrait appartenir. Il vous demande d’être parfaits au sens d’un participe passé. Dieu vous a créés, il vous a faits. Mais vous avez tout défait par votre péché, par votre paresse et votre orgueil, par votre volonté de puissance et votre manque de charité. En cela vous me ressemblez terriblement ; vous ressemblez aussi à Pierre. Si vous êtes trop attachés à l’argent, vous ressemblez à Zachée ou à Matthieu. Si vous avez vécu des expériences dans le domaine de la sexualité dont vous n’êtes pas fiers ou si vous avez passé trop de temps sur internet à détruire votre cœur, vous ressemblez, d’une certaine manière, à Marie Madeleine ou à Augustin. Alors qu’ils avaient tout défait, Dieu a tout refait, par son amour, par sa miséricorde et son pardon.

Sa grâce n’a pas peur de ce que vous avez défait, parce qu’elle est bien plus puissante que votre péché. En revanche, elle ne peut rien contre votre liberté, contre votre volonté. Dieu ne peut entrer de force dans votre vie. C’est à vous de l’accueillir, de l’inviter pour qu’il restaure en vous sa création, même si vous vous croyez indignes. Tous vous avez probablement vécu l’expérience du pardon, de la confession. Et vous avez probablement recommencé à tout défaire en vous éloignant de Dieu, en croyant que vous pourriez par vos propres forces obtenir ce foulard de sang, cette perfection tant espérée, cette sainteté idéale qui vous ferait ressembler à saint Tarcicius ou à saint Dominique Savio ! Vous imaginiez peut-être des grandes épopées et des batailles glorieuses. Vous pensiez peut-être que, pour être saint il fallait être le meilleur, qu’il fallait scrupuleusement observer les prescriptions de la loi et ne pas dévier, ni à droite ni à gauche ? Pourtant, aujourd’hui même, l’Evangile oppose la faiblesse d’une femme, possédée, infirme, toute courbée, à la logique moralisante des pharisiens. La sainteté n’est pas un concours, sinon, ce sont plutôt les derniers, les publicains et les prostituées qui seraient les grands gagnants, comme le Seigneur lui-même nous le dit.

Pour pouvoir accéder à la gloire du Ciel, il faut accepter de se laisser faire, de se laisser refaire, de se laisser parfaire par l’Esprit de Dieu. Dieu ne se lasse jamais de vous faire grâce, et à la fin il parviendra, même si vous avez tout défait des centaines de fois, à vous parfaire. Alors vous serez parfaits par Dieu votre Père. L’adjectif qualificatif, un peu statique, est devenu un participe passé, pour que Dieu ait le dernier mot dans vos vies. Pour réaliser ce miracle de la grâce, je vous en supplie ne ressemblez pas à ces pharisiens de l’Evangile qui veulent tout maitriser et qui refusent qu’on pense différemment d’eux, qu’on agisse différemment. Ils se croient les gardiens de la loi et de la sainte doctrine. A cause de cela, Dieu ne peut pas agir en eux. « Ayez les sentiments qui sont dans le Christ Jésus ! » (Phi2, 5). Et si vous avez du mal, demandez à la Vierge Marie de vous aider. Si vous avez en vous les sentiments qui sont dans le Christ Jésus, alors vous ne pourrez plus supporter qu’une vielle femme courbée, percluse de douleur, puisse souffrir plus longtemps. Puisque le critère pour entrer dans la gloire de Dieu à laquelle vous aspirez, c’est la charité, votre cœur deviendra compatissant et assoiffé du bonheur des gens, comme le cœur de votre Père céleste qui trouve en Jésus son reflet divin. Sa perfection est un amour débordant, bon, tendre et miséricordieux. Pour être heureux, il faut commencer par vouloir que tous le soient ; pour être saints, il faut commencer par agir pour que tous le soient. Soyez préoccupés du bonheur des gens, de la sainteté des autres. Le Seigneur Jésus nous invite à changer notre regard. Il y un mois, j’étais, avec 82 prêtres du diocèse de Lyon, auprès du saint Père. Il nous a dit et répété que nous ne devions pas considérer les personnes en fonction d’adjectifs réducteurs qui jugent les gens avant même qu’ils aient pu s’exprimer. Le doux Jésus de la terre reprend ses attitudes et ses paroles, au risque de choquer. L’autre n’est pas d’abord un grand, un beau, un fort, ou un petit, un minable, un pauvre, un riche, un publicain ou une prostituée. Le monde, trop souvent, veut nous ranger dans des cases, et nous affubler de qualificatifs dégradants. Et nous cédons nous-mêmes trop souvent à cette tentation de la comparaison. Considérez toujours les gens comme des personnes à aimer, comme des personnes qui sont, quoi qu’elles aient fait, des saints en puissance. Sinon vous vous condamnez vous-mêmes ! Si Jésus avait fait cela, Pierre ne serait jamais devenu saint Pierre, Matthieu, saint Matthieu, Marie Madeleine, sainte Marie Madeleine, et ainsi de suite. « Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » (Col 3, 12)… et « considérez toujours les autres comme supérieurs à vous-mêmes » (Phi 2, 3). Si vous vous croyez supérieurs, vous êtes morts ! Les autres sont supérieurs, non pas en fonction de catégories qualifiantes, mais au regard de la grâce de Dieu. Parce qu’ils ont en eux un trésor dont vous avez besoin, dont l’Église a besoin. À mesure que vous serez capables de partir à la recherche de ce trésor, à mesure que vous serez capables de découvrir la grâce propre de chacun, sa façon unique d’être un saint, les autres aussi vous feront devenir ce que vous êtes, vous révéleront à vous-mêmes, et les uns comme les autres seront capables de donner le meilleur, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

La véritable égalité, ce n’est pas celle qui nous ferait entrer dans des moules, qui nous rendraient tous identiques. Ce serait si triste si nous nous ressemblions tous ! Cette égalité-là, qui compare et qualifie, c’est une égalité par le bas. Pour y correspondre, il faudrait trouver le plus petit dénominateur commun de chacun, et il faudrait sans cesse abaisser le niveau d’exigence, pour que tout le monde puisse entrer. La véritable égalité, c’est d’offrir à chacun les mêmes chances d’atteindre son sommet, sa vocation. A l’égalité par le bas je préfère l’égalité par le haut. Si vous êtes tous conduits par l’Esprit de Dieu, vous atteindrez chacun votre sommet, et il sera absolument unique, comme ces magnifiques sommets de la chaine des Pyrénées que vous connaissez bien pour avoir parcouru le chemin de saint Jacques. Et nous serons tous égaux, mais par le haut, et nous auront tous besoin des autres, parce qu’ils auront quelque chose d’unique à nous donner. Nous serons tous…saints. La Toussaint, c’est après demain ! Alors dépêchez-vous d’aimer, dès aujourd’hui. La charité est la vérification de votre amour de Dieu et elle ne se conjugue pas au futur. C’est aujourd’hui qu’il faut accueillir la grâce, qui vous guérira, qui vous pardonnera, qui vous relèvera. Votre cœur est comme le moule d’un diamant. Vous avez vécu des blessures, des déchirures, des souffrances, des trahisons. Ce sont autant de crevasses, de vallées de larmes, d’entailles, d’arêtes dans le moule. Le diamant, c’est la grâce de Dieu qui se répand dans tous les recoins de votre être, dans tous les abîmes de votre moule, si toutefois vous acceptez que le Seigneur vous visite, qu’il vous guérisse, qu’il vous rétablisse. Alors votre diamant sera resplendissant à mesure que toutes les arêtes auront été remplies par Dieu. Si vous refusez d’être pauvres, et faibles, si vous ne voulez pas vous laissez toucher par Dieu, vous serez comme des billes, alors que le Seigneur veut que vous soyez des diamants. Nous avons besoin de tout le monde dans l’Église, même de ceux qui se croient indignes, même des pécheurs (sinon il n’y aurait personne), même de ceux qui ne rentrent pas dans des cadres. Je vous supplie de demander aujourd’hui au Seigneur : « Seigneur qu’attends tu du moi ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? ». N’ayez pas peur d’être des saints, puisque c’est Dieu qui fait le boulot ; il suffit que vous vous laissiez guider. Alors vous serez fils de la Chrétienté en étant pleinement vous-mêmes. Nous avons besoin de vous. Vous aussi, ayez besoin des autres, ayez besoin de Dieu. Amen

 

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Monseigneur
Emmanuel GOBILLIARD

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cnr

Par Pierre Gavoille, RS
Commissaire National Route

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