En Route pour l’Aventure


Le Rosaire

Le Rosaire

Le Rosaire se compose de vingt dizaines d’Ave Maria précédées chacune par un Pater et suivies d’un Gloria Patri, que l’on récite en méditant successivement sur les vingt principaux Mystères de la vie du Christ et de celle de Sa divine Mère.

Un peu d’histoire :
Le Chapelet constitue le quart du Rosaire. Chapelet est un diminutif du vieux mot chapel, qui signifie couronne de métal ou de fleurs. Le Rosaire est donc une quadruple couronne de roses offerte à Marie, Reine du Ciel, pour l’honorer et lui demander sa protection et ses faveurs.
Cette dévotion, instaurée par Saint Dominique, au début du XIIIème siècle, à la suite d’une apparition de la Sainte Vierge, eut pour zèlés propagateurs le bienheurus Alain de la Roche, dominicain du XVème siècle et, plus tard, au XVIIIème siècle, un prêtre vendéen : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Le chapelet est une prière privilégiée : ce n’est pas une prière purement vocale, c’est une prière animée par la méditation des mystères. Il ouvre de larges horizons aux chrétiens qui en pénètrent le sens profond.

Arrêtons-nous quelques instants, pour en scruter l’âme secrète et montrer les trésors spirituels que renferme le chapelet - ce psautier de la Vierge - comme on l’a longtemps appelé.

Tout d’abord, comprenons que l’on ne nous demande pas d’aimer le chapelet pour lui-même, parce que cette prière nous plaît, parce qu’il nous est agréable, à nous, d’égrener cette chaîne d’Ave Maria.

Libre à chacun de juger - de prime abord - que ces redites sont monotones et fastidieuses, ou de se plaindre des distractions inévitables qu’elles entraînent.

Si l’Eglise demande que ses enfants s’y attachent, c’est que de toute évidence, cette prière plaît à la Reine du Ciel. Il nous suffit de savoir qu’Elle aime l’entendre : tout est là.

Léon XIII a publié quinze encycliques sur le Rosaire pour que nul n’ignore la place éminente que lui réserve l’Eglise dans sa prière.

Et Jean-Paul II en a redit le prix avec chaleur. On pourrait multiplier à l’infini les témoignages de l’Eglise et des saints. Nous voudrions nous borner à montrer le Rosaire sous un jour particulier, c’est-à-dire à le présenter comme un instrument de dévotion au Saint-Esprit.

Oui, tel qu’il apparaît à qui pénètre sa réalité dernière, à qui découvre l’unité sous ce flux de louanges, à qui saisit le fil qui relie tous ces grains.

Pour cela, il suffit de comprendre que cette prière est davantage la prière de Marie que la nôtre : là est la clé de sa puissance et de son charme sur le coeur de Dieu. Tandis que nos doigts égrènent ces Ave, Notre-Dame les transforme en un chant ineffable que seul le Paradis peut capter. Il se passe un changement musical pareil à celui qu’opèrent nos instruments de musique.
Voici un disque de phonographe. Je branche la petite aiguille d’acier et aussitôt commence une ronde monotone sur les sillons du disque. Un spectateur sourd ne comprendrait rien à ce jeu stérile et fastidieux. Mais celui qui a des oreilles pour écouter entend une voix magnifique sortir, il ne sait trop comment, de cette aiguille de métal, posée sur le disque tournant inlassablement. Et bientôt, une musique s’élève et remplit l’espace.

Voilà une lointaine image de la sorte de substitution qui va se faire si je récite le chapelet, en union à Marie. Dès que je suis par un acte d’adhésion intérieure, uni à Elle, comme la pointe d’acier sur le disque, et que j’égrène ces Ave, Marie s’empare de ce mouvement de prière et c’est Elle qui chante devant Dieu, à ma place et pour moi, le Fiat de sa joie, le Fiat de sa douleur et l’Amen de sa gloire.

Méditer les mystères du Rosaire :

[|Méditer les mystères lumineux
Méditer les mystères glorieux
Méditer les mystères joyeux
Méditer les mystères douloureux
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